S’entraider pour s’aider soi-même

Le 25 mars dernier se tenaient  les premières rencontres-formation des collectifs de parents solos d’Ile de France. De quoi s’agit-il? De permettre, pour celles et ceux sont déjà organisés de  partager leurs expériences, bon plans , tuyaux …Et pour les autres qui se lancent, de  bénéficier de l’expérience de celles qui sont un peu plus avancées.

Se sont retrouvées, réunies par Parents solos et Compagnie, trois associations, AFESCAM (Pierrefitte) et Les Fourmilles Argentées (94) déjà actrices du réseau et Rev’Ailes Toi, tout jeune collectif des Yvelines qui cherche encore un lieu pour s’implanter. Et puis Patricia de Saint-Ouen, Véronique de Thiais, Samia de Montreuil, sur les starting-blocks pour foncer dans l’aventure du collectif de parents solos.

S’entraider pour s’aider soi-même

Pourquoi sont-elles là? “Parce que s’entraider, c’est s’aider soi-même” explique Francine, de Rev’Ailes Toi. En faisant pour et avec les autres, on trouve des solutions pour soi-même, et en plus, on se fait du bien! Le collectif renvoie à une nécessité, un besoin mais aussi au plaisir de faire ensemble.

Une fois dit, il faut passer à l’action. Car monter une association, “ça demande de se remonter les manches” rigole Patricia.

Et pendant deux heures et demi, entre entretiens croisés, réunion plénière,sans

oublier le café et les gâteaux, beaucoup de questions sont abordées, les expériences échangées. Alors qu’est-ce qu’on peut en retirer comme enseignements?

 

Deux, trois idées à retenir…D’abord, on ne monte pas un collectif toute seule! On peut avoir l’idée de le faire, mais si tout le projet est construit dans sa tête et qu’on va qu’ensuite chercher les autres, ça ne marche pas.. On s’épuise. Si l’on veut que le projet soit porté collectivement, que les tâches soient partagées, il faut prendre le temps d’associer le plus grand nombre possible ( mais trois c’est déjà bien) pour se poser la question de ce qu’on veut faire ensemble.

Ensuite il faut chercher des soutiens. D’autres associations, la mairie, la CAF, l’école, le collège….Bref, en fonction du projet il faut aller à la rencontre de ceux qui peuvent donner un coup de main, et ce ne sont pas forcément les mêmes, d’une commune à l’autre, d’un département à l’autre.

Enfin, il faut se fixer des objectifs qui correspondent aux besoins que l’on a identifiés, en vérifiant que ce qu’on peut offrir aux autres, personnes d’autre ne le propose. Ca ne sert à rien de faire moins bien ce que d’autre réussissent…

Pour terminer, il ne faut pas oublier que même si parfois c’est dur, le temps qu’on donne c’est aussi du temps partagé, l’occasion  de belles rencontres, le sentiment d’être  utile, et ça, ça fait vraiment du bien!

Et la suite? Toutes les participantes ont échangé leurs adresses pour se contacter et décidé de se retrouver dans trois mois pour faire le point sur l’avancée des projets.Et d’accueillir des nouvelles(eaux)…